|
Une partie du programme
d’accompagnement était avant tout destinée aux enfants.
A l’entrée, chaque
enfant recevait gratuitement son propre guide de l’exposition.
Celui-ci les conduisait à travers l’exposition en s’appuyant
sur une histoire
élaborée à partir d’une dizaine d’vres exposées.
Leur
guide était un ours en peluche – matérialisation du lien au
chez soi, symbole
de sécurité. Les enfants décidaient
de la forme finale de l’histoire. Ils avaient en effet la
possibilité de laisser, dans une boîte conçue pour cela, les
tableaux qu’ils finissaient de dessiner eux-même, leurs
messages et impressions sur l’exposition.
Le programme interactif
comprenait également un jeu sur ordinateur dont le guide et
l’aide était de nouveau l’ours en peluche. Au cours du jeu,
les enfants pouvaient effectuer des choix influençant l’histoire
d’une famille en fuite: ils décidaient du chemin à
prendre, de ce qu’ils laissaient chez eux, etc.
La consigne des
pensées, installée au rez-de-chaussée de l’espace d’exposition
conçu comme une salle d’attente de gare improvisée, se composait
de tiroirs de papier dans lesquels les visiteurs mettaient
leurs « bagages » - c’est-à-dire, des textes
en réaction immédiate à l’exposition.
Voici quelques exemples
parmi ces nombreuses réactions:
Thème éternel
– la visite de l’exposition devrait être obligatoire
pour tous ceux qui ont pu vivre toute leur vie « à
la maison ».
J.K., Suisse
Cette exposition devrait être obligatoire pour tous les politiques (du
monde entier), peut-être comprendraient-ils que les
réfugiés partent par désespoir et non parce qu’ils aiment
« voyager » !
L.M. , Prague
Beaucoup d’entre
nous, qui avons visité cette exposition, avons nos familles,
nos maisons, notre environnement, les finances et moyens nécessaires.
Les gens représentés sur ces photographies sont comme nous
– ils ont leurs espoirs, leurs rêves et leurs illusions.
Mais tout s’écroule et que disons-nous? Nous hochons la tête
avec compassion et nous continuons notre chemin, pour nous,
ce sont des étrangers, leur destin ne nous concerne pas et
pourtant, il pourrait suffire de si peu… Parfois, cela ne
ferait pas de mal de réfléchir …
|